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Deadly woods circus
"Deadly woods circus"
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Derrière la porte de la gare ~ Avec Nail.
(Mer 23 Aoû - 23:06)
bal
La nostalgie secoua une nouvelle fois Nacre lorsqu'elle posa ses yeux sur l'écran bleuté du grand hall de la gare. Quelle tristesse d'avoir remplacé les vieux panneaux à fonctionnement mécanique par ces vilains affichages colorés. Pour elle qui admirait les trains et les gares depuis leur création, voir à quelle vitesse la complexité de la technologie rattrapait puis effaçait le cachet du vintage, c'était comme un creux dans le cœur. Les trains changeaient, eux aussi, si bien qu'au final, une des seules données constantes de ses promenades sur les quais restait l'architecture même du bâtiment. Et quelle beauté... Bien que rénovée, elle satisfaisait le regard et la consience de Nacre par ses vieilles pierres et ses sols d'origine.

Aujourd'hui encore, refusant de rester assise sur un des vieux sièges alignés dans l'édifice, la jolie perle marchait lentement, toujours à contresens de la masse. Si les gens sortaient, elle entrait ; s'ils entraient, elle sortait. Contrairement à eux elle n'était pas là uniquement pour la fonction première de cette gare. Elle ne venait pas prendre un train : elle venait... voir du monde. En réalité, elle avait mémorisé à peu près tous les horaires fixes des grands TGV qui arrivaient ici. Elle surveillait les flux, selon un procédé qui devenait plus une routine qu'autre chose. Des visages, des visages, encore des visages à la recherche d'un seul. Elle n'était même pas sûre, s'il avait été là, qu'il aurait eu la même gueule d'ange. Mais elle était persuadée qu'elle saurait le reconnaître. Naïvement, elle avait déjà tiqué sur de simples yeux bleus profonds, ou sur des cheveux noirs. Aussi loin qu'elle avait pu aller, à chaque fois, cela n'avait été que violente déception.

À force, elle l'avouerait facilement, les vagues de gens qui passaient devant ses yeux devenaient floues ; elle ne les voyait plus, ne cherchait plus, était simplement là à observer tout le monde sans que personne ne la voit. Et c'était une routine apaisante. C'était comme si elle rêvait, elle n'existait plus.

Cette fois là, c'est en approchant d'un coin du grand hall que son train-train habituel et son chemin répétitif furent troublés. Caché dans le noir derrière une porte, elle vit un petit animal, silencieux, mais elle devinait qu'il devait être en panique. C'était un rat. Le pauvre avait dû entrer dans la gare alors qu'il n'y avait personne et avait dû être surpris par l'arrivée des trains. Entre les TGV qui débarquaient et même le train des Players vers la plage qui partait bientôt, il y avait vraiment foule.

Prise d'un élan de compassion et de sympathie, elle s'approcha doucement, pas trop près tout de même, pour ne pas l'effrayer. Lorsqu'elle fut assez près de l'animal pour qu'il puisse l'entendre sans qu'elle ne crie et passe pour une tarée, elle se mit à lui parler. Bien évidemment, elle se doutait que l'animal n'allait ni la comprendre ni lui répondre. Cependant, elle avait toujours considéré que parler mettait les animaux un peu plus en confiance. En s'approchant, elle avait sorti de son sac en bandoulière le sandwich au pain de mie qu'elle s'était préparé pour son déjeuner, dont elle venait d'arracher un petit morceau de gruyère.

- Hey, petit, qu'est-ce que tu fais là... ? Tu vas te faire piétiner si tu sors, mon pauvre. Viens, viens-là, j'ai quelque chose pour toi.

Elle tendit son bras pour déposer le morceau de fromage à moins d'un mètre du rat, de façon à ce qu'il reste caché par la porte même en s'avançant pour le grignoter. Elle s'éloigna ensuite, pour le laisser approcher.

- Je ne vais pas te faire de mal. Tu dois avoir faim, non ? Sauf si tu as réussi à mettre ton nez dans les distributeurs automatiques, mais ça m'étonnerait... Si tu veux, du fromage j'en ai plein d'autre. Puis je pourrais te faire sortir d'ici.

Elle y pensait réellement, de toute façon ce rat n'allait rien trouver dans la gare, à part des ménagers peu scrupuleux qui seraient prêts à mettre de la mort-aux-rats partout pour éviter d'avoir des visiteurs indésirables. Nacre, elle, ne le craignait pas. Étrangement, elle le trouvait carrément propre et très peu agressif, à première vue. Elle se demandait simplement ce qu'il foutait là. Mais peut-être était-il blessé.
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Deadly Dog
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Derrière la porte de la gare ~ Avec Nail.
(Sam 26 Aoû - 4:08)
bal
Cela faisait quelques jours déjà que Nail était profondément persuadé que les sous-sols condamnés de la gare étaient le théatre de matchs de catch clandestin, auxquels se livraient illégalement les Players de New-Life pour pouvoir payer leurs loyers. Soupçons fondés par des observations révélatrices, ou simple spéculations engendrées par des idées paranoïaques et un ennui profond, le fait est que le Deadly Dog s'était finalement décidé à suivre un Player de la Luxure, Jules, qu'il supposait être le principal élément de cette activité. Ou bien était-ce juste pour suivre un des hommes les plus musclés de la section et profiter des reliefs de son corps exceptionnel dans le soleil matinal, accompagné de cette caractéristique adrénaline liée à la filature ? Car oui, en cette journée singulière, le jeune russe était à 9h sur les routes, frais et tout plein de ses poils de rat, alors que la veille il n'avait terminé de travailler qu'aux alentours de 4h.

Il l'avait suivit pendant une bonne heure, ravi de le voir si déterminé dans sa marche le dirigeant droit vers la gare, tandis qu'il avançait de trottoirs en trottoirs, d'égouts en égouts puis de buissons en buissons sous sa forme rat. A force, il allait finit par en connaitre les moindre passages, les moindres recoins, les moindres branches, par ne plus risquer de se retrouver dans des jardins d'inconnus. Qu'il était pratique d'être un petit être vif, agile et discret ! La gare, pour cet animal, était un véritable havre, le lieu idéal pour courir, crapahuter, mais surtout explorer et observer. Tant les sous-sols que les toits étaient explorables pour un rongeur, et si Nail était sale et indifférent, il aurait pu gérer un petit casse-croute dans les poubelles. Mais pouvoir se transformer en rat ne signifiait pas en être un, et à moins de rester coincé, il serait de retour chez lui avant midi, avant d'avoir faim.

Mais ses plans furent vite déjoués, lorsqu'en arrivant le fameux Jules ne se dirigea non pas vers une des nombreuses entrées soi-disant scellées du sous-sol, mais vers ce fameux train direction Paris-Plage. Le rat, alors planqué derrière une borne, ignorant une femme hurlant à sa vue, était alors resté sur le cul quelques bonnes secondes. Jules l'avait vu, et avait détourné son programme pour protéger les matchs illégaux et contrecarrer ses plans, c'était obligé. Ainsi, il n'avait ni entendu la femme hurler, ni vu le pied se jeter contre lui pour l'envoyer s'écraser en plein milieu de rails, manquant de lui casser quelques os au passage, déclenchant une panique centralisée chez ces humains idiots et dans l'over-réaction.

On va vous épargner la suite. Le train qui arrive dans un fracas assourdissant, le passage dans les égouts puis dans le sous-ols, l'agression par les autres rats, les courses effrenées que ce soit pour fuir ses congnères, un chat errant ou un simple brouahah angoissant, les locaux abandonnés et plongés dans le noirs, les deux ou trois paniques en s'étant totalement perdus et enfin, après deux longues heures qui lui ont semblé être des semaines, trempé de sueur, ébourriffé de course et de lutte, mais surtout en mode coups et blessures style Rambo à la fin des bastons viriles -mais sans la virilité-, Nail avait enfin retrouvé la lumière du jour. Dissipée, de l'autre côté d'une grille, elle tranchait l'obscurité via une porte entrouverte un peu plus loin.

Au milieu d'une clairière de déchets, canettes et mégots de cigarettes, le rat avait pu faire sa toilette de manière presque proprette, à coups de langue et de pattes. Calmant tant ses poils rebels que sa panique, il avait discipliné tout cela et constaté avec plaisir qu'à part une goutte de pepsi sale, il avait la chevelure corecte, et était toujours loin de ses congénères dignes des pigeons urbains, c'est à dire clopinant sur leurs moignons tuméfiés et jonglant avec les tumeurs déformant leurs corps décharnés. Une fois une nette amélioration constatée, il s'était dirigé avec confiance vers cette raie de lumière vive, bien décidé à rentrer chez lui en abandonnant les sous-sols miteux et dangereux de cette gare trop agitée.

Mais c'était sans compter sur la violente piqure de rappel que lui fit l'extérieur lorsque, sur le pas de la porte, le cafarnaum des bruits de pas, de trains, d'annonces au haut parleur et les bavardages, les cris des enfants, aboiements des chiens et un miaulement trop proche d'un chat en boite, lui rappellèrent ces dernières heures qui furent un supplice sans nom, et éveillèrent en lui toute la panique à peine endormie. Crispé sur le sol poisseux, les pupilles écarquillées, la sueur pointant le bout de son nez, il avait fixé sans pouvoir faire un geste le bordel que c'était que ce hall de gare en réalisant qu'il ne pourrait pas rentrer chez lui avant l'accalmie de 15h -et plus que 4h, lui hurlait l'horloge.

C'est dans cette configuration qu'était alors Nail, lorsqu'une jeune fille d'un blanc immaculé se présenta à lui. D'abord surpris, il compris vite après quelques regards alentours que la jeune fille était un Player : personne ne la regardait. Mais quel player ! Bientôt 6 mois qu'il était mort et Deadly Dog, et rarement il n'avait vu plus original. Tant son abinisme que sa tenue était extravagants, et il ne lui avait fallu que quelques instants pour se souvenir l'avoir croisé quelques fois en ville, indécis sur sa nature. Loin d'arborer une expression hautaine qu'on associe souvent aux filles d'une beauté singulière, elle ne dégageait que douceur et sympathie dans cette océan d'ondes négatives, noyant les bruits alentours dans son aura.

"Hey, petit, qu'est-ce que tu fais là... ? Tu vas te faire piétiner si tu sors, mon pauvre. Viens, viens-là, j'ai quelque chose pour toi."

Que d'attentions ! L'odeur du fromage, tant pour ta gourmandise que pour ton estomac vide et ton manque d'énergie flagrant, fut l'odeur la plus délicieuse et tentante de la semaine. Oubliant les pieds meurtriers, le rat s'avanca alors en boitant jusqu'au succulent morceau et tapa dedans avec appétit, levant parfois les yeux pour s'assurer d'être toujours en sécurité, tandis que la jeune fille semblait capter cette méfiance.

"Je ne vais pas te faire de mal. Tu dois avoir faim, non ? Sauf si tu as réussi à mettre ton nez dans les distributeurs automatiques, mais ça m'étonnerait... Si tu veux, du fromage j'en ai plein d'autre. Puis je pourrais te faire sortir d'ici."

Le rat n'en attendait pas plus. Finissant le morceau, il se dirigea ensuite vers la jeune fille toute blanche en boitant de même. La patte avant gauche était visiblement fracturée, mais il faut aussi compter une ou deux côtés, et la queue tordue, sans oublier une oreille entaillée. Heureusement qu'un rat, c'est du genre résistant. Une fois devant la gentille demoiselle, Nail se redressa et alors déposa sa patoune droite sur le bout de ses doigts, l'autre patte pliée, le museau pointé vers le haut pour regarder Nacre de sa vue mauvaise ; et god je t'assure qu'une patoune de rat sur ses doigts c'est carrément cute. Le rat, parcourut encore de frissons d'angoisse, les sens encore en alerte et le corps tout cassé, s'en remettait alors entièrement à Nacre. C'était soit elle, soit attendre 4h pour ensuite clopiner jusqu'à sa chambre d'hotel en désordre en priant pour ne pas se faire happer par un chat au passage -à l'époque, il ne dormait pas encore chez son Deadly Sin. Son regard exprima alors pendant de longues secondes toute l'intelligence d'une dépendance assumée.
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