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■■ Les lieux inconnus de mon enfance.
(Dim 26 Jan - 1:41)
bal
Les lieux inconnus de mon enfance
PV LIBRE

Ce n'était que le début de sa soirée. Une soirée qui commençait bien tard. Elle avait passé sa journée à dormir dans un coin du quartier fantôme. Ce n'était pas un endroit merveilleux pour dormir, elle pouvait l'affirmer, tout son corps était endolori. Le vent jouait avec ses cheveux, et la jeune demoiselle grelottait. Elle était sortie sur un coup de tête, et n'avait même pas pris la peine de se changer. Elle était pieds nus, et avait encore sa chemise de nuit, recouverte par son imperméable. C'était une erreur de sortir habillée comme cela de sa part, mais elle s'en est seulement rendue compte lorsqu'elle a commencé à ne plus sentir ses jambes. Mais la jeune demoiselle avait déjà fait tout ce chemin jusqu'ici, elle ne pouvait pas faire demi tour pour aller se changer, elle ne pouvait plus.

Ses mains étaient posées sur la rambarde du pont, ses pieds s'appuyaient contre le bas de cette même rambarde. Le métal était froid, mais elle ne le sentait même plus. On aurait dit qu'elle tentait de se mettre en hauteur pour voir quelque chose. Pourtant, on n'y voyait rien, de près ou de loin, il faisait nuit noire. La seule chose qui permettait de distinguer la jeune fille dans cette nuit noire était la lumière qu'elle avait sous ses pieds. Une lumière qui faisait d'elle une ombre, une silhouette sombre qu'il était impossible de distinguer de toutes celles qui dansaient au tour d'elle.

Ce qui était étonnant, c'est que toutes ces silhouettes ne l'effrayaient guère. C'était comme si elle ne les voyait pas. Et en fait, c'était le cas. La petite était bien trop absorbée dans ses pensées; elle tenter d'observer la ville de là où elle était. Elle ne voyait que les petites lumières des immeubles, mais cela ne la dérangeait pas. Au contraire, elle trouvait ça très beau. Malgré l'heure, il y avait encore beaucoup de monde en ville, et elle n'avait strictement aucune envie de s'y aventurer; alors elle décida d'observer celle-ci de son coin sur ce pont. Elle devait paraître bizarre aux yeux des autres passants, mais la meilleure solution qu'elle avait trouvée était d'ignorer leur existence. Après tout, elle ne voyait que des silhouettes noires, sans même pouvoir en distinguer leurs visages. Cependant, elle savait qu'en ville cela ne sera pas pareil. Leurs visages seront bien plus éclairés, et le sien aussi. Elle aura l'impression d'être sur une scène, au centre de l'action. Rien que d'y penser lui pinçait le coeur.

Elle était posée sur cette barre métallique et si celle-ci lâchait, la jeune fille tombait avec. Mais elle n'en tenait pas compte, elle avait déjà pris l'envol une fois dans sa vie, elle n'avait pas peur de recommencer de nouveau. Et puis, les lois de new-life ne lui font pas peur, oh que non. Cela faisait déjà un bon mois qu'elle n'avait pas participé à une seule mission, et elle commençait à être à cours de points. C'était ça qui l'avait forcée à aller habiter dans le quartier fantôme, et transformer un appartement en ruines en une nouvelle maison. Ca ne la gênait pas plus que ça, elle découvrait les lieux, les visitait. A la voir comme cela, on n'aurait jamais dit qu'elle avait habité dans le coin avant. Et pourtant... Cela remuait ses pensées qu'elle tentait tant bien que mal d'ordonner dans sa tête, et faisait rejaillir certains souvenirs. C'est alors qu'elle fit une moue légèrement triste.

Evelyne sent l'odeur de l'eau, elle sent le froid, elle sent la brise qui passe sous sa robe... Et pourtant, elle est morte. Les morts ne sont-ils pas censés ne plus rien sentir? C'était une question à laquelle on ne pouvait répondre. Pourtant, ce pont, ce passage, elle l'avait emprunté tous les jours de son vivant. Du moins, quand elle était petite. Elle l'avait emprunté avec sa soeur, puis, elle l'avait emprunté seule. Et au final, elle finit par le détourner, trouvant qu'il y avait bien trop de personnes qui le traversaient à son goût. Ces lumières allumées transformant les personnes en de simples ombres lui rappelaient elles aussi son passé. Depuis toute petite, elle trouvait ce pont magnifique la nuit. Elle adorait l'odeur de la rivière juste en dessous, elle adorait jouer avec les lampes du pont, mais elle adorait aussi faire ce qu'elle fait aujourd'hui; se penser en se tenant sur la rambarde pour observer l'activité de la ville.

Comme quoi, des années se sont écoulées, elle est morte, et pourtant il y a des choses qui n'ont pas changé... Elle se souvenait des rires, des pleurs, et des sourires de pont; tout redevenait comme si c'était hier. Le temps avait beau passer, elle ne changeait pas, et gardait au fond d'elle de lointains souvenirs...


...

© Evyplevy - xxx mots
Je vous avoue, ça a été écrit sur un coup de tête. Je voulais absolument écrire quelque chose ce soir, et voilà le résultat. Tout de même, n'hésitez pas à y répondre, je sais que c'est plutôt moyen mais je promets de faire mieux par la suite. c:


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■■ Les lieux inconnus de mon enfance.
(Ven 28 Fév - 5:19)
bal
C'était une promenade comme les autres. Tu aimais passer un peu de temps en solitaire, perdu dans tes pensées. Une vieille habitude qui perdurait, même si tu ne refusais pas un peu de compagnie non plus. Seulement, aujourd'hui, tu t'étais dirigé vers cette zone que tout le monde appelait le quartier fantôme. En général, ceux qui vivaient là restaient à un endroit précis, et la température n'était pas des plus clémentes, alors il serait surprenant de rencontrer quelqu'un. Pour ta part, un petit manteau suffisait à te garder au chaud, sans avoir besoin d'une écharpe épaisse, de gants, ou de tout autre accessoire. Après tout, le vent ne t'atteignais plus. Il répondait à ta volonté. Il te restait pourtant tant de choses à voir, tant de choses à apprendre, et pas seulement à propos de toi-même...

Mais au milieu de cette promenade ordinaire, une silhouette délicate appela ton regard. Événement inattendu qui te poussa à prendre une pause dans tes mouvements. En te rapprochant, tu remarquas qu'elle se trouvait assise ... Sur le bord de la rambarde d'un pont. Les jambes suspendues dans le vide. Tu te mis à presser le pas. Tu t'en aurais presque fait mal aux muscles, ta faiblesse se rappelant sournoisement à toi, mais cela t'importait peu. Ce n'était plus toi-même qui avait de l'importance. Tu avais toujours eu grand cœur, Autumn. Tu t'en crèverais le cœur, si c'était pour pouvoir lui dire un seul mot, le plus important de tous. Vis.

Tu arrivas donc ainsi près d'elle, qui ne semblait pas t'entendre ou alors peu s'en soucier, puisqu'elle ne bougea pas. Pourtant, tu avais le souffle court. Pieds nus, en chemise de nuit, elle avait l'air assez mignonne, même si son visage était caché sous ses mèches chocolat. Cela se voyait à la finesse de ses traits. Et tout ce qui est petit est mignon, n'est-ce pas ? Quoi qu'il en soit, il y avait plus important pour le moment et tu t'en rappelas heureusement bien vite. D'un simple coup de volonté, tu lui réchauffais un peu les os. Tu essayais du moins, vous entourant d'une sorte de micro-climat. Tu lui aurais même donné ton manteau si tu n'en avais pas toi-même besoin. Après tout, rien ne pouvait t'assurer qu'elle partageait ton univers. Tu avais encore du mal à différencier les morts des vivants. Mais tu essayais quand même. Parce qu'il n'y avait rien de plus triste qu'une personne solitaire au cœur d'une tempête. Le froid lui retirerait ses forces jusqu'à ce qu'elle glisse. Peut-être que c'était ce qu'elle voulait. Mais peut-être que si près de la mort, elle pourrait en ressentir les effets, même si elle était toujours de l'autre côté...

« Tu risques d'attraper la mort comme cela, tu sais. »

Ta voix n'était pas lourde de reproches. Tu tentais juste de faire de l'humour, mais cela laissait encore à désirer. Cela aurait dû te laisser embarrassé, peut-être même au point que tes joues deviennent aussi rouges que le reste de tes traits, et que tu aies envie de passer ton chemin d'un pas rapide. Au lieu de quoi, tu t'assis simplement à côté d'elle, tout en laissant une certaine distance entre vous. Elle ne devait pas aimer tout particulièrement les contacts physiques pour être venue ici toute seule. Et vous étiez encore des étrangers. Mais c'était en quelque sorte une promesse silencieuse que tu venais de lui faire. Celle de ne pas la laisser tomber, quoi qu'il arrive. En attendant la moindre réaction, le moindre indice, ton regard se porta sur la vue, et ton regard s'illumina un peu, comme les lumières qui marquaient la colline plus loin, ou celui d'un gamin heureux. Tu commençais même à espérer que c'était pour cela qu'elle était venue ici.
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■■ Les lieux inconnus de mon enfance.
(Lun 24 Mar - 23:15)
bal
Les lieux inconnus de mon enfance
Autumn

Les silhouettes continuaient leur danse, et elle restait toujours immobile, assise sur la rambarde, les ignorants. Une expression vide sur son visage, les pieds se balançant dans le vide, grelottant à cause du froid telle une feuille morte, elle observait le paysage qu’elle jugeait magnifique qui se dressait face à elle. On peut dire qu’elle était complétement coupée du monde. Enfin, elle l’était de base, étant morte. Elle errait sans but. Après tout, elle n’a pas sa place dans le monde vivant, et n’en a pas non plus dans le monde des morts. La seconde vie ne l’intéressait pas ; la seule chose qu’elle voulait c’était de disparaitre totalement.

Laissez la partir ; laissez la mourir.

Elle ne remarqua pas l’inconnu qui s’approcha d’elle. Il apporta avec lui un peu de chaleur, assez pour qu’elle cesse de trembler. Elle ne savait pas s’il était mort ou vivant, elle ne savait pas qui il était, et n’avait pas l’attention de lui adresser la parole. Elle baissa juste un peu la tête pour mieux se cacher derrière ses cheveux, et ignorer sa présence. Elle avait peur de lui, elle avait peur des inconnus. Son seul souhait était qu’il ne lui pose pas de questions, et qu’il ne lui parle pas. Elle ne voulait pas devoir répondre, elle avait peur d’avoir une discussion avec lui. Elle savait que comme d’habitude, elle ne saura quoi dire, et répondra maladroitement à ses questions. Sans réfléchir, beaucoup trop vite, beaucoup trop froidement. Ou alors, elle mélangera ses mots. Elle avait déjà vécu une telle situation tellement de fois. Elle était sûre que comme à chaque fois, elle allait regretter ses réponses bien trop stupides à ses yeux. Elle n’aimait pas ça. Mais pas du tout. Elle savait que dès le départ, dès tes premiers mots, on te jugeait. Et elle n’aimait pas ça, elle en avait peur. Elle en avait marre d’être jugée. Elle ne voulait pas voir les gens la juger. Elle ne voulait pas lire leur jugement dans leurs yeux. Elle voulait juste être seule.

Mine de rien, tout un tas de pensées envahissaient sa petite caboche. Son cœur battait très vite, et elle commençait à s’affoler. Pour rien en plus. Si ça se trouve, il ne l’avait même pas remarquée. Si ça se trouve, il n’est même pas mort. De toute façon, il est sûrement là pour le paysage. La petite idiote s’affole pour rien. Et puis, elle pense une chose, mais en veut une autre. Après tout, elle ne veut plus être seule, elle veut se faire remarquer. Elle veut parler. Ce climat qui est devenu un peu plus chaud lorsque l’inconnu est apparu n’est pas une coïncidence. Non, c’en est vraiment pas une.

« Tu risques d'attraper la mort comme cela, tu sais. »

Elle risquait d’attraper la mort ? Si elle en avait la force, elle aurait souri. Souri parce que cette phrase lui semblait marrante, ou bien parce que l’inconnu, qui semblait être un homme vu sa voix, venait de lui adresser la parole ? Ca, c’est une bonne question. Son cœur battait encore plus fort, parce que maintenant que l’inconnu venait de lui parler, il fallait qu’il lui réponde. Mais est-ce que c’est bien à elle qu’il avait adressé la parole ? Elle n’en sait rien. Et elle n’oserait pas relever la tête pour vérifier. La meilleure solution est donc de l’ignorer. Il ne devait sûrement pas lui parler à elle, qui va parler aux personnes qu’il ne connait pas de toutes manières ?

Mais le jeune homme s’installe à ses côtés. Cela la surprend. Elle a beau tendre l’oreille, elle n’entend qu’une personne bouger. Peut-être qu’elle entend mal ? Est-ce que c’est à elle de répondre ? Après tout, personne n’avait répondu à l’inconnu après qu’il ait parlé. Perdue dans ses pensées, elle n’arrivait pas à se décider. Que devait-elle faire ?

Doucement, et discrètement, elle releva un peu la tête, et se tourna pour voir qui était à côté d’elle. C’était bien un jeune homme. Et il était bien seul. Rapidement, elle se tourna de nouveau, et regarda les petites lumières de la ville au loin, celles qu’elle observait depuis le début. S’il lui parlait, c’est qu’il la voyait. Il était donc lui aussi mort, et sûrement enterré. Elle pouvait donc lui répondre sans parler dans le vide :

« - La mort m’a déjà attrapée.


En effet. Elles ont toutes les deux joué au jeu du chat et de la souris, mais comme d’habitude, c’est la mort qui finit par l’emporter. Avec la jeune fille, elle n’a pas eu à courir longtemps. Même pas du tout en fait. On a sonné à sa porte, avec pour colis son âme. Le plus drôle, c’est que même morte, elle reste enchainée à cette ville. A sa ville, et à ses souvenirs. Elle regarde en bas, voit l’eau. Elle soupire, puis relève la tête. Elle regarde l’inconnu, et tente de lui sourire maladroitement. Elle ne veut pas qu’il y ait de blancs, elle en a peur. Elle se sent très mal à l’aise, elle n’a pas l’habitude de parler aux gens. Et si ce qu’elle disait allait être une connerie ?

« - Toi aussi, visiblement, elle ne t’a pas épargné.

Pas comme si elle épargnait des gens. Elle n’a aucune pitié. Elle ne favorise personne, et n’accepte aucun cadeau. C’est la mort, elle a tous les droits, et tous les pouvoirs sur l’homme. C’est seulement lorsque l’homme la rejoint en se suicidant qu’elle doit presque se sentir trahie, étant donné qu’on l’empêche d’user sur nous son plein pouvoir.



...

© Evyplevy - 931 mots

Désolée, il y a beaucoup de répétitions. Puis c'est sooo daaaarck. J'voulais pas. J'ai un peu de mal à rentrer dans la peau de mon personnage des fois. ;w;


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■■ Les lieux inconnus de mon enfance.
(Sam 3 Mai - 3:17)
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Ah ! Elle te parle ! C'est un peu étrange, être heureux de constater que quelqu'un est mort. Pourtant, tu ne peux pas t'en empêcher. Parce qu'ainsi, elle aura compris tes mots et ne se laissera probablement pas tomber dans le vide. Tu avais réussi, Autumn. Maintenant, le temps pouvait reprendre un cours un peu plus normal... Et c'est ainsi que tu te rends compte à quel point tu as dis des idioties, sous le feu de l'action ou de l'émotion. Il y aurait eu d'autres façons tellement plus simple pour savoir la vérité sur son état, comme tendre la main pour se saisir du bras de la demoiselle. Un mouvement, une réaction. C'est tout ce dont tu aurais eu besoin, pauvre feuille perdue dans le vent. Tu en rougirais presque de honte. Presque. Parce qu'elle t'a répondu d'une façon si simple, et qu'elle te sourit. Alors tu souris en retour, tout simplement. Répondre aurait été inutile, de toute façon. Seulement, rester silencieux aurait sans doute laissé un certain malaise entre vous. Jetant à nouveau ton regard vers l'horizon, tu te fais plus rêveur.

« Si ça me permet de voir de tels paysages, ça me va... »

C'est vrai, tu n'aurais jamais pu voir de telles choses auparavant, reclus derrière les murs désolants de ta chambre d'Angleterre. En fait, cela ne s'arrêtait pas à une atmosphère, cela concernait aussi les personnes toutes plus colorées les unes que les autres. C'était triste, d'une certaine façon. Mais n'était-ce pas mieux ainsi ? Tu ne regretterais pas ton passé, ni ton présent, lorsqu'il te glisserait entre les doigts. Car, n'était-ce pas ce qui attendait tout le monde, au fond ? Alors, il suffisait de savourer le moment. D'ailleurs, à ce sujet, tu te demandais bien si tu pouvais faire quelque chose pour aider ta nouvelle connaissance, mais tu supposais qu'elle t'en parlerait, après un certain moment à avoir fait connaissance...
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■■ Les lieux inconnus de mon enfance.
(Lun 15 Sep - 21:05)
bal
Les lieux inconnus de mon enfance
Autumn

« Si ça me permet de voir de tels paysages, ça me va... »

Evy fixe le paysage aux diverses nuances de gris devant elle, puis pousse un long soupir. Petit à petit, elle se calme. Tous ses muscles se décrispent peu à peu, et son coeur bat moins vite. Elle ne répond pas à l'inconnu.  Elle ferme les yeux, et se laisse bercer au rythme de la petite brise qui passe de temps à autre dans ses cheveux. Lorsqu'elle ferme les yeux, elle ressent beaucoup plus le vide sous ses pieds. C'est une vieille habitude qu'elle a gardé. Lorsqu'elle ferme les yeux, tous ses sens sont à l'affut. Et si elle arrive à oublier la peur grâce à la présence de cet inconnu à ses côtés, qu'elle ne semble aucunement craindre, c'est parce qu'il a cette aura rassurante au tour de lui. Et si elle n'a plus peur d'une nouvelle paire de mains qui la pousseraient de cette barre, c'est bien une preuve qu'elle ne craint plus la mort.

Elle sent le vent. Elle sent l'odeur de l'eau. Elle entend les gens marcher, les gens parler. Elle sent la présence de l'inconnu à côté d'elle. Elle sent le vide sous ses pieds. Elle sent les battements de son coeur. Elle sent la fragilité de la vie humaine. Et dans ces moments là, elle a presque l'impression de pouvoir en saisir le sens. Pouvoir le toucher. L'attraper. Il suffirait juste qu'elle tende la main, et qu'elle le saisisse. Elle inspire un grand coup.  Puis ell soupire de nouveau, et ouvre les yeux.

Toutes les sensations se dispersent d'un coup, et elle ne ressent plus rien. Elle ne peut pas le cacher. Depuis qu'elle est morte, elle ne s'est jamais sentie aussi vivante. Et la phrase prononcée par le jeune homme un peu plus tôt lui laisse croire que lui aussi ressent ça. Elle est morte dans cette ville, et pourtant elle ignorait tellement de choses dessus. Elle y a vécu un peu plus de quinze ans, et elle n'aurait jamais pu imaginer que tout ce temps, elle était mélangée à d'autres personnes mortes. Peut-être que la mort ne lui a pas apporté une autre perception du monde, peut-être qu'elle le voit toujours aussi terne. Mais elle lui a ouvert les yeux. Outre que de regarder ses pieds, elle peut en voir la splendeur, et en découvrir de divers paysages. Cette fois ci, sans même s'en rendre compte, elle sourit. En regardant ailleurs, et par pur politesse, se disant qu'elle ne peut pas continuer d'appeler l'inconnu "l'inconnu" bien longtemps, elle lui demande

« - Dis moi, quel est ton nom?


Elle se sent étrangement calme, et un peu mélancholique. Un flot de pensées l'envahit. Elle se souvient du passé, et pense au présent. Elle continue de sourire. Et ce qu'elle aimerait savoir, ce n'est pas son pseudonyme, mais son vrai nom. Parce que le prénom était la chose qui faisait d'eux des personnes et leur donnait une identité. En arrivant ici, ils ne sont devenus que de simples pions d'un jeu qui ne sert qu'à divertir la cour, voués à disparaître. Ce pseudonyme était la preuve de la perte de leur identité. Elle n'a aucune envie d'oublier qu'avant être une pièce de jeu, elle était quelqu'un avant tout, alors elle garde précieusement le sien dans un coin de sa mémoire.  



...

© Evyplevy - 931 mots


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■■ Les lieux inconnus de mon enfance.
(Dim 21 Sep - 4:01)
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Le silence c'était installé entre vous. Pas un silence dérangeant, porté par un malaise mutuel. Juste le manque des mots pour traduire vos pensées, tous deux perchés sur l'horizon. Tu espérais pouvoir lui réchauffer un peu le cœur tout comme tu l'avais fait pour son corps, mais tu ne savais pas si cela fonctionnerait, si tu saurais t'y prendre de la bonne manière. Tu avais toujours été un peu simple d'esprit, alors...

Ton nom ? Ces mots brisent le silence, tu détournes un peu la tête pour lui jeter un regard, mais elle est déjà hors d'atteinte. C'est bien dommage. Tu aurais aimé voir son sourire illuminer son visage, Autumn. Aussi frais que la brise du printemps. Tu ne peux que contempler son profil, et te dire que si cette information l'intéresse, le froid n'a pas complètement emporté son esprit. Tu en es soulagé. Tu ne t'en sors finalement pas trop mal.

« Autumn. »

Pour une question simple, tu lui offres une réponse simple. Tu n'aimes pas gaspiller ta salive, de toute façon. Tu n'oses même pas lui demander la pareille, préférant lui laisser le temps de décider d'elle-même. Pas un commentaire. Elle ne réagit pas, ne bouge pas. Tu finis par comprendre que ce n'est pas cela qu'elle voulait savoir.

« Oh. Je m'appelle James. C'est l'habitude, pardon. »

Personne ne se souciait des vrais noms, ici. Vous n'étiez qu'une poignée de pièces dans une grande partie d'échec. Ce fameux Game Master devait bien s'amuser à voir tous ces gens se débattre pour remporter une seconde vie. Toi, tu n'en voulais pas. La maladie finirait forcément par te rattraper sinon. Tu ne savais pas quoi faire dans cet univers, tout simplement. Perdu.

« C'est un prénom banal. D'un côté, il me colle bien à la peau. Peut-être que c'est pour cela que je ne l'aime pas trop... »

Tu croises les bras sur la rambarde et y dépose ta tête. Avant ce monde, tu n'étais rien. Ces souvenirs te rendent toujours un peu tristes. Ton existence toute entière l'était. Tu voulais juste t'envoler vers les étoiles. Au lieu de quoi, tu avais eu le droit de vivre. Ce n'était pas parfait. Ce n'était pas tout à fait ce que tu espérais. Mais c'était quelque chose, au moins. Mieux qu'avant. Mieux que rien.

Et le vent, lui, se lève.
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(Dim 9 Nov - 22:46)
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L'habitude dit-il. Pendant une seconde, Evy afficha un air peiné sur son visage. Cette "habitude" avait la mauvaise manie de venir confirmer leur perte d'identité. Plus le temps passait, et plus la vie vécue au paravent perdait tout son sens... Elle n'aimait pas ça. Un nouveau nom pour une nouvelle naissance, certes. Mais dans le fond, étaient-ils réellement morts?

Il s'appelait donc James. Du moins, il s'appelle James. Même si plus personne ne doit prononcer son prénom depuis belles lurettes. Un prénom banal? Elle ne trouvait pas. Elle l'aimait bien. C'était court, c'est simple, et c'était joli. Bien lui coller à la peau? Il ne l'aimait pas vraiment? Elle se tourna vers lui, et le fixa. Un flot de questions avait envahi ses pensées. Chaque phrase qu'il prononçait attisait sa curiosité. Elle voulait en savoir un peu plus. Mais elle ne voulait pas non plus l'embêter. Parce qu'elle en avait une tonne des questions. Une véritable marée dans laquelle on pouvait se noyer. Elle préféra alors rester silencieuse. Elle cligna quelques fois des yeux avant de regarder de nouveau devant elle. A eux deux, ils formaient un drôle de tableau. Deux morts perdus parmi les vivants, dont ils contemplent le monde.

Le vent se leva.

Le silence, quant à lui, s'installa de nouveau.

...

« - Moi c'est Evelyne. Enchantée.

Elle se retrouva rapidement sans savoir quoi dire. Et c'était une chose plutôt intimidante. Même si le silence qui s'installait parfois entre eux lui paraissait presque naturel, et ne la gênait en rien; toutes ces questions qui lui trottaient en tête lui donnaient l'impression qu'il y avait un vide dans la conversation qu'elle pouvait combler. Qu'il y avait des choses qu'elle devait dire. Mais elle ne savait pas vraiment comment faire le tri entre ce qu'elle devait et pouvait dire, et ce qu'elle devait garder pour soi.  Elle n'arrivait pas à trouver la limite entre les deux. Elle hésita longuement. Ses gestes traduisaient cette hésitation. Elle regardait d'un coup à gauche, d'un coup à droite, d'un coup, elle regardait... James. Oui, James. Est-ce qu'elle pouvait l'appeler comme ça, d'ailleurs? Elle se mordit la lèvre et le fixa de nouveau. Elle se devait de le lui demander. Elle ouvrit la bouche, hésita un peu, et puis un son en sortit enfin :

« - Dis...

Elle s'arrêta une seconde, regarda ailleurs, et reprit le court de sa parole :

« - Je peux t'appeler.

Elle fit de nouveau une courte pause de quelques secondes.

« - James?

Le bout de ses oreilles rougit. C'était assez spécial. Elle avait peur qu'appeler un inconnu par son véritable prénom soit un peu... Un peu osé. Une chose qu'elle n'aimait pas. Une sensation, une impression qui prouvait encore une fois que le prénom avait tendance à s'effacer au fil du temps au sein de ce jeu. Et le passé et l'identité s'en allaient avec. Son coeur battait vite. Elle était plutôt gênée. Elle arrivait à garder un air calme à l'extérieur, mais à l'intérieur, elle était complètement paniquée. Il n'aimait pas trop son prénom, et par dessus tout, elle venait à peine de le rencontrer. Elle se sentait presque obligée de se justifier.

« - J-je l'aime bien. E-et s-surtout, je trouve que notre prénom est... Une partie de nous.

Elle avait eu du mal à parler. Mais elle avait réussi à finir sa phrase. Elle le fixa de nouveau. Elle avait envie de lui dire qu'elle aimerait bien savoir pourquoi il n'aime pas son prénom. Et lui demander pourquoi il pense qu'il lui colle bien à la peau. Parce qu'à ses yeux, James n'a rien de banal. Avec lui était apparu une toute nouvelle atmosphère. C'était étonnant, rafraîchissant, et étonnamment plaisant. C'était tout sauf banal.

Sans s'en rendre compte, elle murmura le reste de ses pensées.






...

© Evyplevy - 931 mots


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