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À s'y frotter, on s'y brûle - Stain
(Mar 1 Oct - 4:29)
bal

a s'y frotter, on s'y brule


Tu sentais que c’allait être un de ces jours.

Tu sentais que pour une raison ou pour une autre, tu allais te faire chier. Seulement, tu ne savais pas pourquoi. Et à ton grand malheur, tu le sus bien assez tôt.

Pour un après-midi d’automne, le temps, digne d’une journée d’été, donnait envie à quiconque de passer la journée à l’extérieur. C’était ton cas. Tu t’étais dit qu’une petite balade en ville saurait apaiser ce pressentiment qui commençait à te ronger. Et qui sait, sans doute l’air frais pourrait te donner cette étincelle d’inspiration pour peintre et ainsi possiblement ventre une toile. Après tout, la fin du mois approchait en grand pas et, justement, le celui-ci ayant été pénible n’avait rien apporté de bon. Certes, tu avais vendu, mais pas comme tu l’avais espérer. Parfois, tu en venais à te demander pourquoi ne t’étais-tu pas lancer dans un métier sûr. Pourquoi n’avoir pas été un commis ? Ce n’était pas la meilleure job du monde, mais au moins, tu aurais été certain d’avoir assez de moyen pour survivre…

Tu n’avais pas besoin d’y réfléchir pour connaître la réponse. La conformité était chiante. Une traitresse attirant les gens dans une vie confortable qui se transformait lentement en routine lassante. Au moins, en étant peintre, tu fixais tes propres horaires, peignant selon l’envie et n’ayant rien t’obligeant à rien, sauf ces foutus fin de mois et ces gens ni connaissant rien aux fins arts. Et il y avait cet air de défis et d’incertains menant à une montagne russe de haut et de bas –surtout de bas.  

Donc, tu déambulais sans but réel dans les rues marchandes du centre-ville, mains enfouies profondément dans les poches de ton sweat lorsqu’une vitrine attira fortement ton attention. Tu t’arrêtas pour examiner l’objet, trônant sur un présentoir servant uniquement à le mettre en valeur. Ce style, ces couleurs, ce… cette forme suprême de mauvais goût ne pouvait appartenir qu’à une personne. Un nom qui suffit à te faire grincer des dents. Pourquoi son « œuvre » ce retrouvait-il là ? Depuis quand les gens n’avait plus cette capacité inné à reconnaître le mauvais goût ?

En temps normal, tu étais le premier à défendre l’art et la façon dont chacun était libre de l’utiliser à sa guise afin d’exprimer ses opinions, mais pas celui-là. Une hypocrisie que tu n’avais pas de mal à reconnaître, mais putain de bordel de merde, sa bande dessiner n’avait rien à faire dans une boutique, encore moins dans une place de choix comme la vitrine. Tu serras le point, hésitant de la foutre dans la vitrine même. Tu n’étais pas prône à lâcher ta colère. Absynth, toujours froid, toujours impassible, se foutant de tout. Mais ce type, l’apothéose du connard sur deux pattes ne méritait pas d’être ainsi exposée.

Stain, Deadly Dog. Le croisé sur ta route était comparable de marcher dans de la merde de chien; irritant, salissant et si rapidement oublié.

Oh et au diable la peinture pour aujourd’hui. Tu entras dans la boutique et en ressortie, BD sous le bras. Au diable fin de mois, au diable sens commun. Bienvenue immaturité.

C’était rare que tu agisses si impulsivement, mais parfois ce perdre dans l’irrationnelle aidait à rester rationnel.  

Tu atteignis la fontaine en moins de deux. Tu t’assis sur le rebord, ouvrant la bande dessinée –ne t’intéressant pas au dessin, ni au scénario-, puis tu en arrachas une page avant de la déposer contre le sol. Sortant un paquet de clope, tu en plaças une entre tes lèvres pour ensuite l’allumer avec l’allume feu. Tu en pris une bouffer, prenant soin de laisser la nicotine parcourir ton corps avant d’expirer.

Une fois satisfait, toujours armée de l’allume feu, tu fis flamber le bouquin. L’observant cramer avec une joie enfantine, presque pathétique. Mais oh, chacun ses plaisirs, non ?

Par coïncidence, tu vis l’auteur passer. Sans y réfléchir, tu le hélas.

« Oh, Stain. »

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À s'y frotter, on s'y brûle - Stain
(Lun 17 Fév - 3:54)
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À  s'y frotter, on s'y brûle

▲Stain&Absynth
Après une nouvelle quasi-nuit blanche et près d’une dizaine de cafés avalés, j’ai enfin fini mon putain de numéro pour le mois prochain. C’est qu’il arrive à grands pas, et j’ai vraiment galéré afin de tout terminer dans les règles de l’art. J’ai changé plusieurs fois le scénario et fait moult modifications dans mes dessins, jamais complètement satisfait. Mais là, je viens de tout terminer et je suis crevé. On ne peut m’accuser de ne pas mettre du cœur dans mon travail – autant pour celui de bédéiste qu’en tant que Deadly Dog. Je ne chôme pas, et le meilleur dans tout ça, c’est que je m’amuse comme un petit fou. Quoi de mieux que de marier tout ce que j’aime le plus dans la vie? Dessin, peinture, fourberies, manipulations et sexe. Rien que le meilleur pour le meilleur.

Je sors donc de mon atelier, enchanté, afin de m’en griller une avant d’aller porter mon manuscrit chez mon éditeur. Je vais direct’ à la salle de bain afin de m’asperger la figure d’eau, histoire de me réveiller un peu. Lorsque je lève les yeux vers mon reflet, je remarque sans réelle surprise que les sempiternels cernes sous mes yeux sont particulièrement marqués. Putain, l’air vraiment l’air d’un zombie! Enfin, ça n’a pas d’importance : après avoir montré mon travail à l’éditeur, j’échoue comme une baleine sur la plage dans mon lit et je dors.

Malgré ma grande fatigue, je sors de chez moi – non pas sans avoir bu un dernier café. Aussitôt dehors, le radieux soleil d’été meurtrit mes yeux d’un profond bleu marine. Je pose mes lunettes de soleil sur mon nez, grimaçant. Ce putain de soleil… Au moins, ça aura le mérite de cacher mes cernes. Je me dépêche de rejoindre mon éditeur : il me tarde d’avoir un repos bien mérité et, en route, je me mets à cogner des clous. Il m’a déjà vu de nombreuses fois, ce mois-ci, commentant mon travail et me donnant quelques conseils afin qu’il soit plus que parfait. En effet, en la consultant aujourd’hui, ses commentaires me ravissent et me soulagent. Je suis presque sur la deadline, me faire dire de retravailler encore le tout m’aurait carrément troué le cul. Je lui aurais probablement dit d’aller se faire foutre.

-Au fait, Stain, pourquoi portes-tu des lunettes de soleil à l’intérieur?

Je soupire, les baissant sur mon nez afin de dévoiler mes cernes encore plus horribles que d’habitude. Il lâche un petit «oh» et ne dit plus rien. Ça en dit long sur mes heures de travail. Maintenant que je suis sûr que tout roule, je fous le camp illico presto et emprunte le chemin le plus court vers mon appart’ : c’est-à-dire la place centrale. Parfois, toute la foule s’y réunissant les jours de beau temps fait chier, mais en ce moment, je n’en ai rien à foutre. Je veux juste rentrer chez moi le plus vite possible et dormir, bordel. Je remonte mes lunettes sur mon nez et continue mon chemin en pressant le pas, passant devant la fontaine. C’est alors qu’on m’interpelle. Je soupire bruyamment avant de me retourner. Je n’ai clairement pas envie de causer à qui que ce soit. Plus que tout au monde, en ce moment, j’aspire au sommeil.

Je le vois, là, en train de se griller une clope et de brûler un bouquin. Absynth. L’ado le plus agaçant de la Terre entière. Bon, j’exagère peut-être un tout petit peu. La raison pour laquelle il me porte autant sur les nerfs, c’est qu’il est légèrement plus fûté que la moyenne des Players et a fini par comprendre que je suis un Deadly Dog. Il pourrait se mettre à le crier sous tous les toits, mais je crois qu’il se fout trop de tout le monde pour le faire. Y’a aussi le fait qu’il déteste mes bédés, mais ça, je m’en branle complètement. En portant un peu plus attention au mioche, je me rends compte qu’il est en train de foutre le feu au dernier numéro de ma bande-dessinée. Je ne peux résister :j'arrête de marcher et j’éclate d’un rire condescendant.

-T’as beau brûler le dernier numéro de ma bédé, l’argent que tu passes au feu en ce moment finira dans mes poches, le mois prochain. Tu ne trouves pas ça ironique, Absy-chou?

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