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Le chat et la souris ~Narcisse~
(Ven 27 Sep - 6:31)
bal
Je laisse mon crayon suspendu au-dessus de ma feuille pendant quelques secondes, légèrement agacé. Devrais-je mentionner que c’est un geste que j’ai posé une bonne centaine de fois, ces derniers jours? Oh, les soirs, aussi. Et les nuits. Bref, ouais, ça m’est souvent arrivé. Je vous annonce donc que le syndrome de la page blanche existe aussi pour les bédéistes. Oui, je fais un plan pour mon histoire et pour chaque putain de chapitre, sans oublier les esquisses de ceux-ci. Mais, merde, à chaque fois que je m’apprête à tout dessiner, je me mets à repenser à mon scénario et à tout modifier ; je m’emmêle dans mes propres pensées. Stain, fais pas le con et continue ton travail sur ce foutu scénario sur lequel tu as dû travailler des heures. Ne fous pas tout en l’air. C’est bien ce que je me répète, mais mon cerveau décide le contraire. «Et si tu dessinais cette scène de cette manière au lieu de l’autre? Et si tu foutais des seins plus gros à cette fille, là? Nan, enlève ça, c’est nul. Oh, ce truc,  c’était ta meilleure idée? Pas grave, mec, je te fais douter.» Bordel, le cerveau, ferme ta gueule et laisse-moi faire mon job.
Faire taire ma cervelle… ouais, ce serait une bonne idée. La noyer avec de l’alcool. Et du sexe, avec de la chan… non, de la certitude. Depuis quand je ne suis pas capable de ramener un mec ou une fille baisable chez moi? Je jette un coup d’œil à l’horloge à ma droite. Vingt-trois heures. Pourquoi pas? J’ai bossé toute la journée – et aussi la soirée, en fait – j’ai droit à une récompense. En me voyant, on a tendance à croire que je suis esclave de la procrastination, que je passe mon temps à glander. La vérité, c’est que je mets pas mal de temps et d’efforts dans mes bandes dessinées. Après tout, j’ai maintenant un lectorat qui attend mon prochain numéro à chaque mois. Je n’ai pas le temps de flemmarder – enfin, pas toujours. Car je me trouve toujours – et je dis bien toujours – du temps pour faire ce dont j’ai envie. Comme lors de mon vivant, quoique mon existence était beaucoup plus pathétique. Cela va de soi, sinon, pourquoi me serais-je suicidé? C’est tout de même ironique : tous mes rêves échoués et déçus se sont réalisés avec ma mort. S’il suffisait que je me tire une balle dans la tête pour que tout s’arrange, fallait le dire tout de suite.
Je pose mon crayon sur ma table à dessin, jetant un dernier coup d’œil au travail que j’ai réalisé ces derniers jours. Je suis sûr d’aimer ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, mais le problème, c’est que j’avance trop lentement. Et la date limite approche. Eh merde. Je me lève, passant ma main dans mes cheveux. Je soupire en époussetant mon jean rempli de retailles de crayons et de restes de gomme à effacer. J’ai vachement besoin d’une clope. Et d’un café. Je reprends la tasse vide que j’avais posée près de moi, il y a une heure, et me dirige vers la cuisine. Celle où il est écrit «back from the dead». Ouais, je me trouve drôle, lorsque je bois dedans. Moi? Aimer l’humour noir? Ben non, vous êtes complètement à côté de la plaque. Moi, sarcastique? Pfft. Autant que ta grand-mère morte. Elle est incinérée? C’est la même chose. Je sors un paquet de grains de cafés du frigo et met ma cafetière en marche. L’odeur du café fraîchement moulu me redonne un peu de l’énergie que j’ai perdue à bosser tout l’après-midi.
Je déguste mon café avant de griller une ou deux clopes et d’enfiler un t-shirt propre affichant le logo d’Evil Dead. Oui, je garde mon jean complètement foutu et taché d’encre et de peinture. C’est hyper confo’ et ça n’a jamais empêché quiconque de me trouver sexy. J’ai l’intention d’aller flâner au The Cat, boire une bière au deux et vérifier s’il y a des nouveaux à New Life qui auraient pointé leur nez au bar. De toute façon, surveiller les Players, c’est mon job, non? Mis à part mon travail de bédéiste, bien évidemment. J’suis pas payé à le faire – à part peut-être en nature. Je ne suis pas vraiment un habitué du The Cat, mais parfois, quand je n’ai rien de mieux à faire, je vais glander là-bas. La plupart du temps, j’évite les bars. Ça me rappelle trop les dernières années de ma vie que j’ai passées presque entièrement dans ce genre d’endroits, en train de me défoncer et de baiser derrière l’établissement. Ne me méprenez pas : il n’y a rien de mal dans le fait d’être défoncé et de baiser. Le hic, c’est que j’étais complètement misérable et paumé. Aujourd’hui, ce n’est pas du tout la même histoire.
Je sors donc de mon appart’, clope au bec, et me rends au The Cat. En y entrant, j’examine discrètement la marchandise qui s’étale devant moi, enclenchant immédiatement mais subtilement mon pouvoir. De nombreuses paires d’yeux se tournent vers moi – certaines à cause de mon apparence pas très orthodoxe, d’autres par la faute de mon aura de charismatique et séductrice. Il y a beaucoup de personnes que je n’ai jamais vues et qui ne m’ont sûrement jamais aperçu non plus. Et il faut dire qu’il y en a des pas mal, hommes ou femmes. Je suis sûr de pouvoir mettre l’une de ces personnes dans mon lit, ce soir. Je vais passer du bon temps et me remettre au travail demain, en espérant remettre mon chapitre à temps. Je m’assois au bar avec confidence, souriant à la jolie barmaid. Si elle ne devait pas travailler toute la nuit, je me la ferais bien aussi. Moi, j’ai pris congé.
-Ça va être une bière , fais-je d’un ton désinvolte, un léger sourire aux lèvres.
La fille me sourit allègrement avant de me tendre une bière froide. Bah, peut-être que si je m’y mets, je pourrais… Je jette un autre coup d’œil autour de moi. Oh, il y a pas mal de gens physiquement intéressants, ce soir. Je vais attendre avant de cibler une personne en particulier. Après tout, je suis là pour me détendre.


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Deadly Sin
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Le chat et la souris ~Narcisse~
(Mer 16 Oct - 11:21)
bal
Le chat et la souris
PV STAIN

Ce soir, comme tous les soirs, il bossait. Mais à sa manière. Ca devait déjà faire trois bonnes heures que Narcisse était assis au comptoir de The Cat dans sa tenue de serveur. Il n’avait pas bougé d’un seul poil depuis trois heures, et commençait à sérieusement avoir mal aux fesses à force d’être assis sans rien faire. Il commençait aussi à développer un petit mal de crâne à force d’écouter les trucs bien emmerdants que les gens pouvaient raconter, et des crampes aux joues à force de se forcer à sourire. Il se demandait comment les gens pouvaient bien faire pour raconter autant de merde pendant aussi longtemps. Il n’aurait pas dit non si on lui disait des trucs un minimum intéressants, mais là, vraiment, il n’en pouvait plus. Et en plus, il ne pouvait même pas en placer une. Il aurait peut-être pu rendre la conversation un peu plus intéressante. Oh non, il l’aurait rendu plus intéressante. ll aurait bien dit quelque chose comme « je dois aller travailler », mais c’était bien trop peu crédible. Les gens d’ici savaient très bien que c’était un glandeur, et que s’il était présent au bar, c’était juste pour faire la plante verte. Une magnifique plante verte soit dit en passant. Après, c'est grâce au fait qu'il glande assis à ne rien faire tous les soirs dans ce bar à cette même place qu'il peut parfois récolter des informations intéressantes, et ça, pour son travail de Deadly sin ce n'est pas rien. Surtout que ce n'est pas un travail facile. Il faut que les gens vous apprécient, vous accordent leur confiance... Après, c'est sûr, une personne sur terre, morte ou vivante, qui n'apprécie pas Narcisse n'existe pas. Mais certaines personnes n'accordent pas leur confiance très facilement, et il doit en entendre des conneries sortir de leur bouche avant d'enfin pouvoir entendre quelque chose d'intéressant.

Ce soir, c'était encore pire que les autres soirs. Vraiment, il n'en pouvait plus. En plus, cette personne en face de lui bouffait vraiment tout son temps libre et toute sa capacité à penser. Comment faisait-elle pour parler autant, franchement. Avec sa voix bien nasillarde en plus. Enfin, ça fait déjà une bonne heure qu'il avait arrêté d'écouter ce qu'elle disait, et ne faisait qu'acquiescer pour faire comme s'il n'avait toujours pas décroché. Il y avait juste sa voix qui formait un fond bien désagréable. Là, maintenant, tout de suite, ce qu'il faisait, c'était chercher sa "proie" de ce soir. Dès qu'il trouvait la proie parfaite, il se barrait en courant, sans même dire au revoir, et allait chez lui pour se préparer.

En parlant du loup, le voilà.

Cet homme. Il en avait entendu parler. Il l’avait déjà croisé aussi. Et si ce qu'il avait entendu sur lui était vrai, et ça l’est sûrement parce qu’il a de bonnes sources le gamin, c'était la proie idéale de la soirée pour deux raisons précises. Déjà, pour commencer, on l’avait bien trop fatigué ce soir. Le pauvre n’en pouvait plus, il n’avait pas le courage de faire des efforts –certes, il n’a jamais eu le courage d’en faire…- et de sortir le grand jeu. Il avait juste envie de faire le strict minimum. De toute façon, même en faisant le strict minimum il était déjà très attirant. Ou attirante. Tout dépend de la manière de laquelle vous voyez la chose. Alors avec un peu de chance, il pourrait rapidement l’attirer dans ses filets.
Ca l’était aussi parce c’est toujours beaucoup plus agréable de draguer, charmer, attirer dans son lit, tout ce que vous voulez, des hommes plutôt beaux. Après tout, ils osent quand même poser leurs sales pates sur son magnifique corps. Même si ce n’est qu’un petit contact, ça reste un contact quand même. Enfin, il faut aussi savoir que pas n’importe qui peut toucher sa parfaite personne. Et puis, c’est peut-être un moyen de montrer à tous ces hommes intéressants physiquement que le plus beau, le plus charmant, et le plus parfait, celui qui est au-dessus des autres c’est lui, et lui seul, qui sait ?

Enfin bref, il se leva rapidement, interrompu la fille dans son long discours qui semblait porter sur les chevaux –il ne chercha même pas à comprendre comment ils en sont arrivés à là-, lui dit vite fait au revoir, et parti rapidement. Il avait assez travaillé pour aujourd'hui. Il avait assez supporté de gens aujourd’hui. Bizarrement, dès qu’il sortit du bar, son sourire disparut, son mal de crâne aussi. Il courut chez lui, vu qu’il habite tout près il n’a pas eu beaucoup de chemin à faire, et commença à faire plusieurs essais. Il ne savait pas encore comment s’habiller. S’il se faisait passer pour une serveuse ou bien… Oh non, le coup de la serveuse, il l’avait fait hier. Il préférait se faire passer pour l’une de ces jolies femmes aux cheveux longs, noirs et bouclés, à cette odeur douce et envoutante à la fois, et au rouge à lèvres bien rouge. Une femme avec un joli bonnet 80C, voire peut-être même 80D, une fine taille, de très belles formes. Une femme avec un style vestimentaire classique, une chemise blanche et une jupe plutôt courte, noire fendue sur le côté. Un collant plutôt foncé et des chaussures noires sobres avec des talons aiguilles de 7 centimètres. Une jeune femme élégante et charmante. Ce genre de femme qui dit être intéressé par personne, mais dont les yeux crient « regarde-moi » et les lèvres disent « désire-moi ».

Oui, c’est ça. Tout était parfait.

Le seul souci, et la seule chose qu’il pouvait reprocher à son pouvoir était peut-être le fait que l’illusion semblait presque réelle, et qu’il ressentait tous les changements apportés à son corps. Même si au fond il portait toujours sa tenue de serveur, il ressentait ses nouveaux habites, son nouveau corps. Il se faisait subir sa propre illusion pour rentrer encore plus dans son jeu. Des fois, il se demandait même s’il n’arriverait pas à avoir des règles s’il se donne l’illusion d’être une femme pendant un mois entier. Des réflexions cons comme ça, il en a très souvent. C’était dans ces moments là qu’il comprenait le moins les femmes. Comment faisaient-elles pour supporter les collants ou même les talons ? Ou même avoir des seins ? Ce sont trois choses tellement insupportables. Les seins, ça bouche ton champ de vision, et plus c’est gros, plus ça fait mal au dos. Les talons… Non seulement il faut un petit temps pour s’habituer avec –mai bon, Narcisse est parfait, il sut le faire dès le début-, mais en plus, ca fait super mal aux pieds. Et les collants. Ca gratte. C’est fragile. Ca serre de partout. C’est… Horrible !


D’un pas calme, un doux sourire présent sur les lèvres il retourna au bar. La première chose qu’il fit, c’est de repérer la place vide à côté de sa nouvelle « proie ». Il, ou elle en fait ? Oui, c’est ça, elle. Elle s’assit à côté du charmant jeune-homme, croisa les jambes, commanda un quelconque cocktail, puis, juste après avoir passé sa commande, elle lui adressa son plus beau et charmant sourire avant de lui dire :

- J’espère que cette place n’est pas occupée

Une phrase stupide, certes, mais il n’avait déjà plus les forces de chercher quelque chose de plus intéressant. Ca avait déjà marché plusieurs fois, il espérait que ça marcherait une fois de plus. Il faisait de son mieux pour que son sourire ne quitte pas ses lèvres.


Le jeu peut enfin commencer..

© Evyplevy - XXX mots

Spoiler:
 




Nyah, merci pour ce vava Andros. >w< *in love*
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Le chat et la souris ~Narcisse~
(Lun 17 Fév - 1:59)
bal

Le chat et la souris

▲Stain&Narcisse
Je prends une longue gorgée de bière avant de reporter mon attention sur les gens autour de moi. J’analyse en détail plusieurs fêtards peuplant le bar, mon regard se faisant néanmoins discret. Cette fille, là-bas, elle est pas mal, non? Je me ravise rapidement. Un mec se tient à côté d’elle, entourant ses épaules d’un geste protecteur, voire possessif. Ce soir, j’ai envie de m’amuser avec ce jeu que j’appelle la séduction, et non pas de casser des gueules. J’ai toujours aimé réduire en bouillie des jolis visages, mais en ce moment, je ne cherche pas la guerre. D’autant plus que, normalement, mon physique avantageux tend à rendre les gars un peu trop hétérosexuels agressifs. Cependant, voyant que l’objet de mes convoitises se met à me fixer d’un air rêveur, j’en profite pour lui lancer un sourire provoquant. Un sourire rempli de promesses lascives latentes. Je la vois carrément fondre, et par mon singulier pouvoir, je sens quelques envies de plaisirs charnels s’épanouir en elle. Je me détourne imperceptiblement, satisfait. J’ai voulu, l’espace de quelques secondes, titiller ses désirs les plus profonds. Maintenant, je me retire avant que l’autre balourd ne se rende compte de quelque chose et veuille tenter de me refaire le portrait.

Je pose mon regard sur la seconde personne ayant attiré mon attention. Un gars un peu androgyne buvant son drink seul, dans un coin. Le problème, lorsque je tente de séduire des hommes, c’est que je me fais revirer de façon agressive lorsqu’ils sont hétéros. Beaucoup cherchent à rétablir leur soi-disant masculinité entachée par les avances d’un autre homme en m’envoyant leur poing à la figure. Et ça, c’est pas cool. J’ai un magnifique visage à entretenir, moi! Je crois qu’afin de préserver ma jolie gueule, pour ce soir, je vais la jouer prudente et me rabattre sur les femmes. Je pivote face au bar et continue de boire ma bière. Au fait, j’aurais peut-être dû prendre autre chose, parce que ça goûte vraiment pas terrible. Pas exactement comme de la pisse de chat, mais assez proche. La seule chose qui me pousse à continuer de boire cette merde, c’est parce que je l’ai payée. Une fois terminée, je commande un verre de whisky. Avec du whisky, on ne se trompe jamais. D’ailleurs, ça me rappelle que, dans mon autre vie, je carburais à la bière et aux cigarettes bon marché. Je me fichais pas mal de ce que je buvais, du moment que ça m’assommait suffisamment pour que je cesse de penser à ma vie que j’avais moi-même foutue en l’air. Du moment que je pouvais m’enfoncer toujours plus dans ma propre merde, que je pouvais baiser qui je voulais.

Je secoue imperceptiblement la tête. Je ne suis plus Jake Bishop. Pas complètement. J’ai changé. Peut-être ces changements sont-ils superflus, mais ils sont bien là. J’ai changé ce que je trouvais nécessaire dans ma personnalité et dans ma nouvelle vie. Tout ce qui compte, c’est moi. Je n’ai plus à agir pour qui que ce soit ; les autres êtres autour de moi ne servent qu’à m’amuser, à assouvir mes besoins et envies, et ça me va parfaitement. Je pousse légèrement ma bière sur le côté, comme si elle avait appartenu à un consommateur fantôme à côté de moi. Tout d’un coup, elle ne me fait plus du tout envie. Je voudrais presque la lancer de toutes mes forces par terre, mais je me retiens. Ce serait complètement puéril. Au lieu de ça, je me lève pour griller une clope dehors, deux minutes.

La première bouffée de ma cigarette est presque libératrice. Je pousse un long soupir avant de continuer à fumer. On dira bien ce qu’on veut, s’intoxiquer les poumons, ça fait du bien. Quoique je ne crois pas pouvoir crever du cancer du poumon, ici. Raison de plus pour continuer, tiens. Clope au bec, je regarde un petit groupe de filles bien roulées entrer dans le bar. Mon aura permanente de charisme et de séduction les pousse à me fixer d’un air presque avide. Quelques une  me lancent un sourire timide, d’autres se mettent à glousser stupidement. Je leur rends leur sourire, écrasant le mégot de ma cigarette par terre et entrant dans le bar à leur suite. Devrais-je en séduire une pour ensuite me la taper? Je ne suis pas tout à fait sûr, elles ont l’air plutôt jeune, et je n’aime pas  baiser les adolescentes. Elles font des proies un peu trop faciles, courant souvent les beaux gars dans la vingtaine. Et on va s’entendre qu’un mec de vingt-quatre ans qui baise une ado bourrée, c’est pas glorieux. C’est même à la limite du viol. Mon choix est donc fait : je ne m’attarderai sur aucune d’elles.

Je reviens donc à mon siège et commande un verre de whisky. La première gorgée me réconforte aussitôt : l’alcool laisse une traînée presque brûlante dans ma bouche et réchauffe ma gorge. Je soupire en lançant un nouveau regard à la ronde. Peut-être que ce soir, je ne me sens pas trop d’attaque. Je pourrais simplement rentrer chez moi et aller voir Ashes : je n’aurais pas à trouver qui que ce soit à draguer et à ramener dans mon lit. Et puis, je sais d’avance qu’elle est bonne. Parfois, la zone de confort, ce n’est pas si mal. Je me remets à penser au chapitre de ma bande-dessinée que j’ai laissé pourrir sur ma table à dessin pour aller perdre mon temps aussi. Je sais pertinemment qu’il approche minuit et que j’ai décidé de me reposer, mais bordel, si je ne trouve pas une proie pour ce soir, je n’aurais qu’à me rabattre sur mon travail. Étrangement, cette pensée suffit pour me raviser. Depuis quand est-ce que j’abandonne aussi facilement mes quêtes de plaisirs charnels? Je suis beaucoup plus persistant que ça, voyons! Je trouverai bien une magnifique femme, ce soir. Vu mon apparence et mon pouvoir, c’est presque une certitude.

J’ai le temps de me perdre pour de bon dans mes pensées, finir mon verre de whisky et d’en demander un autre lorsque l’espoir se point à l’horizon. Une demoiselle s’assoit à mes côtés avant de réclamer un cocktail au serveur. Je la détaille rapidement, et ça me suffit amplement pour décider qu’elle sera ma cible de la soirée. J’active aussitôt mon pouvoir, comptant dessus pour me rendre d’autant plus appétissant et me recouvrir tel un drap de sensualité et de promesses luxurieuses. Normalement, lorsque je fais cela, mes cernes sous mes yeux, mes cicatrices et les moindre défauts de mon apparence disparaissent, sans compter le fait que ce qui attire le plus mon interlocuteur chez un homme se retrouve embelli d’une manière époustouflante. Et ça tombe bien, parce que celle qui vient de tirer le siège le plus près du mien est, elle aussi, pas mal du tout. Peut-être a-t-elle un style un peu trop classique, un peu trop conservateur pour moi, mais elle n’en est pas moins particulièrement belle et sexy.  De toute façon, une fois nue, je me ficherai bien que son style soit à mon goût ou non. Ses formes semblent le promettre.

-J’espère que cette place n’est pas occupée.

Et elle s'adresse à moi la première, en plus. Elle m’arrange sans même le savoir, même si sa remarque est un peu stupide. Je lui lance néanmoins un sourire éclatant et légèrement arrogant.

-Si elle est vide et qu’aucun verre n’était posé devant toi, c’est qu’elle est libre, non? que je lâche d’un ton un peu moqueur.

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