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Quand l'espoir disparaît avec le temps. {Esperanza
(Mar 30 Juil - 15:09)
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Savourer la vie comme un bâtonnet de poisson, voilà ce que la petite funambule devait faire. Elle devait apprendre à apprécier le goût à n'importe quel moment, même si celui-ci lui était redondant. Elle devait pouvoir avoir le parfum à son nez sans qu'elle ne s'en rende compte, et tout ceci grâce à l'habitude. Sa vie, c'était ce bâtonnet désormais. Non pas seulement à cause du fait qu'elle était tout le temps identique, mais aussi parce qu'elle pouvait se terminer d'un coup sec, comme lorsqu'on avale ce petit bout pané. La jolie funambule le savait parfaitement : cette vie n'était pas vraie. Et pourtant, elle l'appréciait, la trouvait reposante. Sa vie après l'ancienne était vraiment différente. Et ça lui plaisait.

Savourer la vie comme un verre d'eau, voilà ce que la pauvre Funambule devait faire. Celle qu'on lui avait donné en arrivant ici était essentielle, si elle la perdait, elle perdait tout. C'est pour cela qu'on peut aussi la comparer à un verre d'eau. Si celui disparaît et qu'on n'en retrouve pas, alors, on meurt. L'eau est essentielle pour vivre, tout comme la vie l'est aussi. C'est d'une logique que cette tendre Funambule ne remettrait pas en compte. Jamais. Parce qu'elle avait appris à respecter et prendre soin de tout ces petits détails qui faisaient son monde.

Savourer la vie d'une manière simple et efficace, c'était la raison du pourquoi elle vivait après la mort. Elle en était même sûre. Tout était tellement différent, avant. Elle avait tout quitté. Sa famille, ses amis et son toit. Elle avait retrouvé un endroit où vivre, un cirque. Cela lui suffisait entièrement. Elle était jeune, idiote et ne comprenait pas ce qui se passait. Elle ne les voyait pas, ces monstres autour d'elle. Elle ne voyait que de simples enfants, parfois des adultes, avec des tours de magie incroyablement réussit. Simple Funambule fut même sûre de pouvoir les aider, alors, elle est grimpée en haut. Et un jour, elle a chuté, sans que rien ne puisse la rattraper, pour se briser sur le sol. La joyeuse funambule n'était dorénavant plus qu'un simple cadavre qui avait de nouveau tout perdu, en quelques secondes. Et cela ne dérangea pas grand monde.

Délicate Funambule eut le temps de réfléchir à son ancienne histoire, depuis qu'elle était ici. New-Life.com semblait être un rêve créé par son esprit, pour lui faire croire qu'elle était en vie. Mais, plus le temps passé, plus elle se rendait compte que tout ceci était vrai. Et dieu, que le temps est passé. Elle ne s'en est jamais véritablement rendue compte, mais cela faisait quelques années qu'elle était ici, présente, dans l'oubli. Ce fut même sans même s'en rendre compte qu'elle s'était mise à avoir un regard objectif sur sa vie antérieure.

& elle s'en était rendue compte. Funambule s'est alors détestée, ou du moins, détesta Valérie. La bêtise de cette dernière la dégoûta rapidement. Car désormais, Funambule savait. Après toutes ces années, ces longs jours à vivre une vie de morte, elle avait désormais la certitude d'une chose : elle avait vécu avec ce qui semblait être des monstres. Rien n'était magie, tout était vrai. Cela l'a désolé, elle voulut même hurler de toutes ses forces la rage qu'elle avait envers l'ancienne elle. Mais, simple Funambule ne fit rien, elle ne hurla point. Elle se contenta de marcher. Marcher longtemps. Elle se contenta d'aller dans un lieu que son esprit ne pouvait effacer.

Pauvre Funambule se retrouva bien vite dans ce qui semblait être un vieux cirque. Elle se retrouva bien vite dans ce qu'elle savait être son ancien foyer. Et malgré tout ce qu'elle savait, elle ne put hurler sa rage. Encore une fois, elle ne savait pas comment réagir face à ça. Car rien n'avait changé. Il y avait toujours les bancs, peut-être un peu rouillé, certes, mais ils étaient toujours présents. Il y avait même quelques ballons percés, étalés au sol. Et au milieu de la piste, deux poteaux bien plantés. Au milieu de la piste, rejoignant ces deux pilier de métal hauts perchés, il y avait un fil, tendu. Comme avant, tout simplement. Lorsqu'elle le remarqua, la triste petite funambule marcha vers un de ces géants d'acier, l’effleurant alors du bout des doigts.

& une larme roula le long de sa joue, tombant ainsi sur le sol lorsqu'elle acheva sa course. Au fond d'elle, Funambule savait, tout cela lui manquait, et ça la désolé. Parce que c'était quelque chose d'horrible que de faire un numéro sans aucune protection, mais que c'était encore plus horrible de se rendre compte de cela uniquement maintenant. Funambule était honteuse. Et elle se détestait. Alors, installa juste son front sur le froid poteau dressé. Et elle se laissa pleurer. Pour elle, mais aussi pour les autres qui étaient passés par ici.
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Quand l'espoir disparaît avec le temps. {Esperanza
(Mer 31 Juil - 12:07)
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Espoir : n. m Etat d'attente confiante; objet de ce sentiment • Il n'y a plus d'espoir, se dit en parlant d'une personne qui va mourir.

Note : Les mots « espoir » et « espérance » se confondent facilement ; il existe cependant une nuance. « Espoir » est le substantif du verbe « espérer », sans aucun suffixe, comme « garde » l’est de « garder », et par conséquent équivaut exactement à l’infinitif pris substantivement ; l’espoir ou le fait d’espérer. « Espérance » dérive du participe présent du verbe « espérer ». « Espoir » a donc un sens plus général, voire plus indéterminé qu’ « espérance ».

Intéréssant ... Voilà ce que pensait Victoria sur ces quelques définitions. Cela faisait depuis plus d'une heure que la brunette était assise à son bureau à regarder diverses choses sur l'espoir. Elle comptait se servir de ces nouvelles connaissances pour son récent pouvoir car, oui, son arrivé ici est proche de l'instant présent. Ce qui veut donc dire qu'elle n'a encore jamais eu l'occasion d'utiliser ce magnifique dont permettant d'aider ses prochains.

Pour ne rien n'oublier, elle note tout ces informations dans un petit bloc-note. Esperanza le considère un peu comme son pense-bête, elle écrit diverses choses dedans pour toujours l'avoir dans sa petite tête d'adolescente inconsciente. Ce cahier est son deuxième cerveau rangé dans un tiroir ou dans un sac.

Après une heure de "révision", la jeune fille se leva de sa chaise et s'étira. Elle prit un petit sac en fin tissus bleu et mit son bloc-note dedans. Elle partie en fermant la porte de son appartement à clé et la lâcha dans son bagage.

Non loin de l'immeuble ou elle habite se trouve le cartier abandonné. Espe' ne connaissait pas bien New-Life.com, inconsciemment, elle s'y dirigea.

Un terrain abandonné, qu'est ce que c'est ? " C'est terrifiant ! " Ma petite, il faut être courageuse ! Elle s'enfonce dans cette place effrayante - marchant doucement, avec prudence.

Au loin, elle voit une jeune fille aux cheveux roses, la tête contre un poteau. On entendait ses larmes couler et sa tristesse raisonnait. Esperanza ne pouvait pas se retenir, elle avance.

- Qu'est ce que tu as ? Ne pleure pas, les larmes n'arrangent rien.

Elle la prit dans les bras, Victoria était sûr d'elle. ll était tant d'utiliser ce pouvoir. Un moment tant attendu pour notre brunette.
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Quand l'espoir disparaît avec le temps. {Esperanza
(Jeu 29 Aoû - 23:17)
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Oh, Funambule les sent, ces bras qui l'étreignent avec tant de douceur et de bonté. Oh, Funambule l'entend, cette question, cette voix, même cette intonation. La funambule pleurnicheuse tenta même de retenir ses larmes au fond de sa gorge. Elle sent encore rouler l'eau le long de sa joue. Et ô combien elle déteste ce sentiment de faiblesse. N'est-elle pas la splendide Funambule ? N'est-elle pas celle qui, autrefois, était plus haute que n'importe qui ? Elle qui marchait au dessus des têtes humaines qui surplombaient les estrades du chapiteau.

Oh, Funambule le sait. C'est d'une disgrâce que de pleurer en présence d'autrui. C'est lamentable que de se montrer faible face à quelqu'un d'autre. C'est même pitoyable que de pleurer sur une inconnue qui ne sait rien de toi. Alors, petite Funambule fait un grand effort. Elle repousse d'une main la personne qui tentait de la réconfortait, et de son bras libre, elle s'essuya les yeux et les joues, tentant tant bien que mal de faire disparaître ces traces de tristes.

Mais, Funambule est triste. Et triste Funambule souffre tant. Même le tissu qui cache sa peau ne peut éponger ses yeux. Funambule a beau dire « Ce n'est rien, ça va passer. » ses mots se perdent dans le vent, comme s'ils étaient faux. Ces mots sont faux. Elle le sait. Mais comment se l'avouer à elle-même ? Car Funambule souffre, il en va sans dire. Funambule souffre comme Quasimodo souffrait de sa laideur et de son amour pour Esméralda. Funambule souffre un peu comme souffrit Roméo & Juliette lors de leur mort.

& oh, Funambule sent son cœur qui se tord de douleur. Elle ne sait pas si c'est la honte ou la peine qui la font souffrir. Elle ne sait pas si c'est une unique raison ou un mélange. Elle ne sait rien. Et cette funambule inquiète souffre de ce manque de connaissance. Elle souffre de la peine, de la solitude et de la tristesse. Funambule est mélancolique. Elle n'est même pas nostalgique.

& oh, Funambule aimerait tellement que ce cirque revive à nouveau, que tout ses membres soient là. Mais Funambule sait très bien que c'est pratiquement impossible. Mais elle espère, elle espère. Car au fond, même si elle devait chuter une nouvelle fois, Funambule sait que la mort ne serait plus si douloureuse que ça. Alors, cela ne la dérangerait pas. Pas même une seconde. Revoir le sourire de certaines personnes, leurs numéros et entendre leur voix. Oh, que Funambule serait heureuse. Oui, elle serait tellement heureuse de pouvoir être à nouveau Jessica, la funambule.

Mais rien. C'est impossible. Et elle en pleur. Parce qu'elle est faible et que ce rêve ne peut se réaliser. Car elle a l'impression qu'elle arrive à la fin du rouleau, que s'il était possible de mourir une nouvelle fois, elle le ferait. Car Funambule, elle n'a plus aucune confiance en elle. Elle a presque l'impression d'avoir perdu tout espoir en elle. Tout espoir de retrouver ne serait-ce qu'une personne de son ancienne vie.

& oh, que cette jolie funambule en pleur à chaudes larmes.
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Quand l'espoir disparaît avec le temps. {Esperanza
(Mar 3 Sep - 17:10)
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Mes bras enlaçaient la jeune fille aux longs cheveux roses qui pleurait. Mais elle arrêta. J’ai réussis ? Mon don avait stoppé la tristesse et le malheur ? Avais-je réussis ? Vraiment ? Elle me repoussa, doucement, d’une main. On pouvait encore voir les traces collantes des larmes et ses yeux étaient encore rouges.

Ces petites traces tristes disaient grands sur la personne. On pouvait en déduire beaucoup de choses. Elle était triste, elle l’était toujours. Ce n’était qu’un câlin. Un de ses proches était peut-être morts. Suis-je bête ? Ici, nous n’avons pas de proches. Ici, ce sont nous les proches morts. Dans le “vrai” monde, il y a peut-être des personnes qui pleurent en ce moment notre disparition. Qui sait ? Ma mère regrette peut-être de m’avoir fait subir ça. Impossible, elle n’avait pas de cœur. Elle s’en fiche surement de ne plus m’avoir à ces côtés.

“Ce n’est rien, ça va passer. “

Ces mots ne sont que vent. D’ailleurs, ils s’envolent avec lui, comme une petite plume blanche. C’était faux. Elle était triste. Rose ne voulait pas pleurer devant autrui. Elle voulait paraître forte. Mais je savais qu’elle ne rêvait que d’une seule chose : S’effondrer en larme.

Vous devez surement vous demander pourquoi je l’ai appelé Rose, non ? Je ne connais pas son nom et ses cheveux sont des cette couleur. Ca m’évitera de l’appeler “La fille” jusqu’à ce que je sache son nom. Certes, je lui ai attribuée un nom, mais elle ne le saura jamais. Du moins je l’espère.

Rose recommençait à pleurer. Je n’aime pas ça. Je n’aime pas voir des personnes pleurer. J’ai envie de pleurer avec elle, même si je ne la connais pas. Je suis trop sensible. Du moins, j’ai l’impression.

- Pourquoi tu pleures ? Ca ne résoudra rien du tout. Il vaut mieux sourire que guérir.

HRP:
 
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